_La Faute, la purification et le trône.
Malgré un précédent post qui guidait le chaland égaré ici vers les sentiers de la rédemption, je crois bien que je vais en remettre une couche. Ne serait-ce que pour être enfin sûr que les âmes esseulées auront une fois au moins eu l'occasion de découvrir la puissance d'une telle oeuvre.
Le Miserere, enfin plus exactement l'original, celui composé par Gregorio Allegri vers 1630, est une sorte de trésor musical qui fait office de référence sacrée au sein de l'Eglise catholique.
En mode synthétique, ça donne un immense compositeur italien plutot gentilhomme qui écrit une oeuvre complètement folle pour 9 voix, et rien que neuf voix dans la chapelle (A capella dira-t-on plus tard), décidant de pousser l'exercice vers des sommets de passion, de tragique et de performance physique.
Plus exactement, on y trouve deux chœurs, l'un à quatre voix, et l'autre à cinq.
L'un des chœurs chante une version simple du thème original de l'hymne et l'autre chœur, pas très loin, en chante un commentaire orné, plus lyrique.
Le résultat est magistral, l'Eglise planque les partitions, le Pape Urbain VIII déclare l'oeuvre sacrée, et tout le monde vient écouter l'oeuvre à Paques dans la Chapelle Sixtine.
Allegri meurt. RIP disent ses collègues, mais un demi siècle plus tard, un pré-adolescent est en visite à Rome avec son père. Trop précoce, le gamin s'enflamme devant le Miserere, et planque dans son chapeau une feuille pour y retranscrire la musique qu'il entend à deux reprises dans la Chapelle.
Nous sommes en 1759, Mozart à 14 ans, il vient de déchiffrer l'un des plus beaux morceaux de l'histoire de la musique polyphonique.
La faute, la purification et le trône, c'est ici même toute l'histoire du morceau.
Comme ci Mozart s'appropriait dans le pêché tout le sens et la portée religieuse de ce morceau.
Vous faisiez quoi vous, à 14 ans?
Le Miserere, enfin plus exactement l'original, celui composé par Gregorio Allegri vers 1630, est une sorte de trésor musical qui fait office de référence sacrée au sein de l'Eglise catholique.
En mode synthétique, ça donne un immense compositeur italien plutot gentilhomme qui écrit une oeuvre complètement folle pour 9 voix, et rien que neuf voix dans la chapelle (A capella dira-t-on plus tard), décidant de pousser l'exercice vers des sommets de passion, de tragique et de performance physique.
Plus exactement, on y trouve deux chœurs, l'un à quatre voix, et l'autre à cinq.
L'un des chœurs chante une version simple du thème original de l'hymne et l'autre chœur, pas très loin, en chante un commentaire orné, plus lyrique.
Le résultat est magistral, l'Eglise planque les partitions, le Pape Urbain VIII déclare l'oeuvre sacrée, et tout le monde vient écouter l'oeuvre à Paques dans la Chapelle Sixtine.
Allegri meurt. RIP disent ses collègues, mais un demi siècle plus tard, un pré-adolescent est en visite à Rome avec son père. Trop précoce, le gamin s'enflamme devant le Miserere, et planque dans son chapeau une feuille pour y retranscrire la musique qu'il entend à deux reprises dans la Chapelle.
Nous sommes en 1759, Mozart à 14 ans, il vient de déchiffrer l'un des plus beaux morceaux de l'histoire de la musique polyphonique.
La faute, la purification et le trône, c'est ici même toute l'histoire du morceau.
Comme ci Mozart s'appropriait dans le pêché tout le sens et la portée religieuse de ce morceau.
Vous faisiez quoi vous, à 14 ans?

